Fetish masking

Dans l’univers fetish, les masques, cagoules et autres masques à gaz tiennent bien-sûr toujours un rôle de premier plan. Néanmoins au-delà de l’aspect érotique, le masque dans toutes ses formes est également un élément très passionant dans la genèse de projets photo.

Je poste ici quelques images nées dans l’esprit de pantomime et malgré l’inexpressivité du masque en lui-même, il est possible d’insuffler de la vie dans des images.

De l’origine de Carnaval

Le carnaval est aujourd’hui une fête courante dans tout le monde occidental. Une occasion de faire la fête, de se déguiser, de s’adonner à quelques plaisanteries paillardes. Et les plus croyants y voient peut-être encore une bonne période pour ripailler copieusement avant de se limiter pendant le Carême.

Mais que sont toutes ces rigolades et défoulements populaires de la plupart des régions face à l’art consommé du Carnaval de Venise ? C’est avec admiration que je contemple ces tenues baroques, cette tradition des capes et chapeaux tricornes et ces créatures de rêve masquées et appareillées jusqu’au moindre détail. Une recherche du luxe et de la perfection, pour un résultat parfois étonnant plein de mystère.

Je suis toujours intéressé de remonter à l’origine des choses. Et une enquête approfondie sur le carnaval nous fait remonter jusqu’à la nuit des temps. Ainsi, déjà dans l’Antiquité des grands empires de Mésopotamie, on trouve une période en fin d’année pendant laquelle les gens essayaient de renverser le flux habituel des choses. En Mésopotamie, il y avait quelques jours pendant lesquels le roi était fictivement démis de ses fonctions, où l’on donnait de la voix aux esclaves qui avaient exceptionnellement le droit de donner leur avis et de placer des critiques. Bref une espèce de jeu de rôle qui bouleverse les choses.

Ces traditions et rites ont trouvé leur prolongation dans les fêtes de l’ancienne Grèce à l’honneur de Dionysos ou plus tard les Saturnales de la Rome antique. Et déjà en ces temps reculés, ces réjouissances étaient une occasion de se libérer, de boire et manger sans contrainte. A l’époque des Celtes, ces fêtes de fin d’année ont trouvé une dimension supplémentaire, à savoir marquer la fin de la saison des moissons et des préparatifs pour les cultures de la nouvelle année. Pour les Celtes, le changement de saison et en particulier le solstice d’hiver, était également considéré comme une fenêtre mystique pendant laquelle le monde des vivants s’ouvre au monde de l’au-delà. Un bref moment où les vivants peuvent communiquer avec les morts. On dit que c’est à cette époque que les déguisements sont devenus coutume, le fait de porter des vêtements à l’envers pour marquer une période qui sort de l’ordinaire. Et les jeunes gens avaient l’habitude de se masquer pour favoriser la prise de contact avec les âmes défuntes.

Avec l’avènement du Christianisme, l’Eglise a essayé de diminuer l’impact des croyances païennes, de rapprocher les anciens rites d’un nouvel ordre religieux. Ainsi les fêtes de fin d’année et les cadeaux ont été recentrés sur Noël et carnaval s’est déplacé vers le mois de février. Le mot en lui-même viendrait selon certains étymologistes de Carma, ancienne déesse de la fève et du lard. Plus généralement on considère que le mot vient d’une contraction des termes latins « carnis » (viande) et « vale » (adieu), faisant donc référence au Carême qui commence après les jours gras et qui dure jusqu’à Pâques.

Il y a certes un long chemin entre ces origines lointaines et le paroxysme du Carnaval de Venise au XVIIIe siècle et j’aurai l’occasion de revenir sur ce sujet dans les prochains posts.

Masques de carnaval

Le mois de février est traditionnellement sous les couleurs de carnaval, une période de défoulement, un appel au printemps, au renouveau. En France nous avons certes des soirées dansantes pour l’occasion, des défilés costumés… Mais personnellement j’ai surtout un faible pour le carnaval de Venise. Je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion d’y assister, mais c’est avec délectation que je contemple des images faites à l’occasion. Et ça me fait toujours plaisir quand dans nos parages quelques personnes sortent de l’ordinaire dans les défilés en arborant des costumes à la mode de Venise.

Le port du masque a une longue tradition à Venise, dérivé à l’origine des coutumes théâtrales de la Grèce antique. Au fil des décennies s’est développée toute une tradition, avec des corporations d’artisans dédiés à la chose, des masques de différentes formes avec une signification bien particulière et une espèce de code de bonne conduite avec des masques adaptés à différents cas de figure. Le pulcinella avec son grand nez est toujours particulièrement voyant. Et s’il est aujourd’hui juste un accessoire de carnaval, il a en Italie une longue tradition dans le théâtre classique.

Qu’il soit très basique, largement orné de fioritures ou de forme particulière, le masque et surtout quand il est couplé à des tenues baroques opulentes, donne aux porteurs un côté mystérieux. A la base pas vraiment fétichiste, mais quand même pas si éloigné que ça. L’objectif étant finalement le même : échapper au normal, au quotidien, au banal.

Thermo

Ci-dessous une photo publicitaire pour une tenue de sport ayant des propriétés de protection thermique. De nos jours il existe plein de produits de ce genre pour les plongeurs, les triathlètes ou les alpinistes exposés à des conditions extrêmes.

Ce qui est intéressant, c’est que ces tenues souvent moulantes ont tendance à se rapprocher d’une esthétique fétichiste. En tout cas le look argenté shiny de la nageuse est bien plus suggestif qu’une simple tenue de sport.

A vos marques… prêt… nagez!

Fetish Barbie

En cette période de Noël on est toujours à l’affut d’un cadeau sympa, si possible alliant l’utile à l’agréable. Ca me fait repenser à un gag sorti il y a quelques années déjà, mais que je trouve toujours fort amusant.

Le créateur Christian Loutoubin est bien-sûr connu pour son talent, sa créativité et un petit côté excentrique très affirmé. Ce n’est pas la première fois, et probablement pas la dernière fois, qu’il se lance dans la customisation de produits bien connus.

Enfin voici donc quelques images forts sympatiques de la poupée Barbie en version fetish. On en rêverait presque à redevenir des enfants et à s’en faire offrir un exemplaire pour les fêtes :D